Jeanne-Michèle HUGUES (1920-2004)
L’emblématique Yves BRAYER faisait son éloge : « j’apprécie ses qualités de
peintre qui nous conduisent dans l’irréel. Ses toiles aux harmonies subtiles
irradient de lumière et ne sont pas sans évoquer un grand ainé Odilon
Redon. Le même sentiment de rêve se retrouve dans ses tapisseries ».
Jeanne-Michèle Hugues n’appartient à aucune école de peinture telle que
définie habituellement.
Sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris lui a
permis d’affirmer son indépendance avec une touche de classicisme d’emblée
perceptible dans son travail des harmonies, des mélanges de couleurs et de
la matière avec sa prédilection pour le couteau.
Son élan créateur est passionné avec une authenticité pleine de
sensibilité et de tendresse et se traduit dans la simplicité des sujets par
une réalisation noble avec un rythme qui entraine une attraction et une
exaltation pour ses paysages réels, mais aussi irréels, instantanés mais
aussi permanents.
En revanche, ses œuvres ne sont pas provocantes. Elles restent toujours
raffinées, tout en nuances, non agressives.
Reconnue par les critiques et les collectionneurs, son œuvre intègre a fait
l’objet de nombreuses expositions particulières et d’acquisitions muséales.
Cette reconnaissance dans une production importante ne l’a pas
empêchée d’être aussi une femme engagée, exceptionnelle dans la
défense des artistes et la promotion des arts plastiques et graphiques
comme en témoigne sa biographie.
Elle fut notamment la première femme présidente du Salon d’Automne de
Paris pendant cinq ans avant d’en être la présidente d’honneur.